Le premier opus d'une longue série, le cadre est posé, nous découvrons Mma Ramotswe et les principaux protagonistes : son garagiste de compagnon, sa secrétaire et surtout le Botswana qui est à lui seul un personnage. Manifestement l'auteur est amoureux de ce pays, de l'Afrique et des Africains. Pas de grandes énigmes policières, pas de vrais méchants, mais une suite de petites intrigues. Le tout est drôle, rafraichissant et fait un bien fou....
Dans cette treizième aventure, les vies professionnelle et personnelle de Mma Ramotswe deviennent des nœuds de problèmes. Mma Potokwane est abusivement licenciée de son emploi d'infirmière, tandis que le meilleur apprenti de Speedy Motors a des démêlés avec la justice. Même Grace Makutsi et Phuti Radiphuti, qui se lancent dans la réalisation de leur futur cocon, tombent sur un constructeur en bâtiment plus que douteux. A ces journées noires, s'ajoutent des nuits tout aussi tourmentées pour Mma Ramotswe, qui rêve sans cesse qu'un mystérieux individu l'attend sous un acacia. Qui est cet homme qui hante ses rêves ? Pourrait-il être l'éminent Mr Clovis Andersen, auteur des Principes du détective privé ? Et qu'arriverait-il s'il venait au Botswana ?
Dans la lignée des oeuvres de Truman Capote, Flannery O'Connor ou Jim Thompson, un roman sombre, violent et inoubliable sur la condition humaine. De la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s'entrechoquent. Willard Russell, qui a combattu dans le Pacifique, est toujours tourmenté par ce qu'il a vécu là-bas. Il est prêt à tout pour sauver sa femme Charlotte, gravement malade, même s'il doit pour cela ne rien épargner à son fils Arvin... Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et prend de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste.... Roy, un prédicateur convaincu qu'il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Theodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé. Donald Ray Pollock s'interroge sur la part d'ombre qui est en chaque individu, sur la nature du Mal. Son écriture est d'une beauté inouïe mais sans concessions. Avec maestria, il entraîne le lecteur dans une odyssée sauvage qui marque durablement les esprits.
LA TOUR D'ARSENIC RAGDE B ANNE
Une saga familiale fascinante sur trois générations de femmes. Après la trilogie des Neshov et leurs douloureux secrets de famille, Anne B. Ragde continue de mêler et démêler avec brios les destins de ses personnages, et de tenir le lecteur en haleine jusqu'au bout.
Dans la lignée des œuvres de Truman Capote, Flannery O'Connor ou Jim Thompson, un roman sombre, violent et inoubliable sur la condition humaine. De la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s'entrechoquent. Willard Russell, qui a combattu dans le Pacifique, est toujours tourmenté par ce qu'il a vécu là-bas. Il est prêt à tout pour sauver sa femme Charlotte, gravement malade, même s'il doit pour cela ne rien épargner à son fils Arvin... Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et prend de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste.... Roy, un prédicateur convaincu qu'il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Theodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé. Donald Ray Pollock s'interroge sur la part d'ombre qui est en chaque individu, sur la nature du Mal. Son écriture est d'une beauté inouïe mais sans concessions. Avec maestria, il entraîne le lecteur dans une odyssée sauvage qui marque durablement les esprits.
LE PEINTRE D'EVENTAIL HUBERT HADDAD
C'est au fin fond de la contrée d'Atôra, au nord-est de l'île de Honshu, que Matabei se retire pour échapper à la fureur du monde. Dans cet endroit perdu entre montagnes et Pacifique, se cache la paisible pension de dame Hison dont Matabei apprend peu à peu à connaître les habitués, tous personnages singuliers et fantasques. Attenant à l'auberge, se déploie un jardin hors du temps. Insensiblement, Matabei s'attache au vieux jardinier et découvre en lui un extraordinaire peintre d'éventail. Il devient le disciple dévoué de maître Osaki. Fabuleux labyrinthe aux perspectives trompeuses, le jardin de maître Osaki est aussi le cadre de déchirements et de passions, bien loin de la voie du zen - en attendant d'autres bouleversements... Avec le Peintre d'éventail, Hubert Haddad nous offre un roman d'initiation inoubliable, époustouflant de maîtrise et de grâce.
L'ORIGINE DE LA VIOLENCE Fabrice HUMBERT- PRIX RENAUDOT
Lors d’un voyage scolaire en Allemagne, un jeune professeur découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d’un détenu dont la ressemblance avec son propre père le stupéfie et ne cesse de l’obséder. Ce prisonnier, David Wagner, est en fait son véritable grand-père. Peu à peu se met en place l’autre famille, la branche cachée, celle dont personne chez les Fabre n’évoque l’existence… Au cours de sa quête, le jeune homme comprend qu’en remontant à l’origine de la violence, c’est sa propre violence qu’on finit par rencontrer…
Le Roman du mariage est l'histoire de trois étudiants américains, une fille et deux garçons, qui se rencontrent à l'université de Brown, au début des années 80. Ensemble, ils découvrent avec exaltation la littérature, le sexe, Roland Barthes et les Talking Heads. Madeleine tombe sous le charme de Léonard, Mitchell tombe sous le charme de Madeleine. Tel un personnage de Jane Austen, la jeune femme se retrouve au coeur d'un dilemme, entre l'amant maniaco-dépressif et le gendre idéal attiré par la spiritualité.
Mais l'Amérique de Reagan n'est pas l'Angleterre victorienne, et l'amour n'a plus le même sens.
Station Nerval
Un genou à terre, Nathan serrait sans force le bout de lacet qui venait de céder. Il regardait, pétrifié, les portes se refermer et la rame de métro s'éloigner. La terrible sonnerie, celle qu'il s'était juré de ne plus jamais entendre, résonnait encore à ses oreilles. Il ne s'en était fallu que de quelques secondes. Accroupi à s'affairer sur un noeud récalcitrant, Nathan n'avait pas vu sa classe s'engouffrer dans le wagon, et il était resté seul sur le quai. Sans doute Mme Valois, son professeur d'histoire, était-elle à présent en train de compter les élèves, et peut-être avait-elle déjà remarqué son absence. Elle allait forcément revenir le chercher. Il n'y avait qu'à attendre sur le quai, tranquillement. Pourtant, une montée d'angoisse clouait Nathan sur place. Quand il avait appris que sa classe irait au musée non pas en bus mais en métro, il avait commencé à vivre un cauchemar, comptant les jours qui le rapprochaient de cette sortie comme un condamné avant son exécution. Cela faisait trois ans que le métro était devenu son ennemi, trois ans qu'il essayait de ne plus penser à ces longs tunnels noirs.
Petit à petit, le calme revint sur le quai. L'affichage lumineux indiquait cinq minutes d'attente avant la prochaine rame. Nathan, encore en proie à une sourde panique, se releva avec effort, le lacet droit toujours détaché. Le pas lourd, les membres pesants, il se dirigea vers le fond du quai pour trouver un siège, luttant de toutes ses forces pour ne pas pleurer. C'est alors qu'il sentit une main se poser sur son épaule ; réfrénant un sursaut, il entendit une voix flûtée lui dire :
«Eh, Nathan, j'ai l'impression que la prof va nous hurler dessus !»
Nathan se retourna. C'était Keren, une élève de sa classe qui, jusqu'à présent, ne lui avait jamais adressé la parole. Il faut dire que sans être solitaire, Nathan ne cherchait guère à élargir son petit groupe d'amis, et son air mélancolique n'incitait pas davantage les autres à venir vers lui. Revenu de sa surprise, Nathan ne répondit rien et se contenta de sourire. Keren poursuivit :
«Pourquoi tu as raté le métro, toi ? Moi, j'ai voulu acheter ça.»
Elle lui montra une barre de chocolat dans son emballage. Nathan indiqua sa chaussure droite d'un mouvement de la tête.
Délaissant le fantastique à la mode, l'auteur imagine un monde parallèle rendu possible grâce au développement des technologies. Il délivre au passage, sans trop l'appuyer, une petite leçon d'histoire parisienne, et gagne ainsi, subtilement, son ticket d'entrée chez les jeunes. (Françoise Dargent - Le Figaro du 24 novembre 2011 )
SUBLUTETIA - LE DERNIER SECRET DE MAITRE Eric Senabre
Un mot de l'auteur
Pour ce deuxième tome de Sublutetia, je désirais tout à la fois proposer un terrain d'aventures neuf à mes héros, et rendre hommage à ma chère littérature d'aventures du XIXème siècle. J'ai en partie délaissé les souterrains de Paris pour m'intéresser aux passages couverts parisiens - les derniers lieux de mystère de la capitale ? - ainsi qu'au milieu de la prestidigitation. En adoptant pour personnage-clé Robert-Houdin, le grand illusionniste et inventeur, mon idée était de faire évoluer le lecteur entre fiction et Histoire, en amincissant de plus en plus la frontière entre les deux. J'espère de tout coeur qu'il appréciera la promenade !
Eric Senabre
Les Légendaires Vol.15 Patrick Sobral